Bêtes de science : le réchauffement climatique mettra-t-il à mal l’intelligence animale ?

Bêtes de science : le réchauffement climatique mettra-t-il à mal l'intelligence animale ?

« Bêtes de science » est comme un recueil d’histoires. De belles histoires qui racontent la vie dans toute sa fraîcheur. Mais aussi dans toute sa complexité. Une parenthèse pour s’émerveiller des trésors du monde. Pour ce nouvel épisode, nous allons élargir nos horizons. Pour nous demander si le réchauffement climatique peut avoir un impact sur l’intelligence animale.

[VIDEO] Intelligence animale: l’éléphant connaîtrait son corps Un éléphant d’Asie a réussi un test d’intelligence dans lequel un enfant de deux ans échoue: vous ne pouvez pas tirer un tapis si vous y êtes. Conduite par l’association Think Elephants International, l’expérience montre que l’éléphant est conscient de son propre corps, comme le montre également le test du miroir. Une compétence rare dans le monde animal.

Hibernation retardée. Périodes de reproduction échelonnées. La migration a basculé. Tailles et poids modifiés. De nombreuses espèces animales sont menacées par le réchauffement climatique. Les scientifiques craignent que la hausse des températures, en particulier, ne soit maintenant trop rapide pour permettre à la faune de s’adapter.

Sans oublier le koala, l’ours polaire ou le manchot Adélie, qui, bien qu’incroyablement mignons, peuvent nous paraître lointains, pensez, par exemple, aux charmantes coccinelles qui nous aident à lutter contre les invasions de pucerons. Et si trop de chaleur les empêche d’hiberner, même s’ils ne trouvent pas assez de nourriture pendant l’hiver? Il en va de même pour notre ami hérisson, qui mange toutes sortes de ravageurs et est déjà en danger de disparition.

Aujourd’hui, l’image semble vouloir s’assombrir un peu plus. Parce que les chercheurs soulignent que le réchauffement climatique peut avoir un impact sur la cognition animale. Par cognition, nous entendons tous les mécanismes mentaux qui permettent aux individus de traiter les informations de leur environnement, de réagir en conséquence et d’ajuster leurs comportements de manière flexible. En d’autres termes, probablement un facteur clé qui pourrait permettre aux animaux de s’adapter au changement climatique.

Nous avons tous déjà vécu cela. Lire et relire la même partie d’un roman pendant que le soleil nous frappe la tête: quand il fait très chaud, il est plus difficile de se concentrer. La recherche le confirme. Le stress thermique a un impact négatif reconnu sur nos capacités intellectuelles. Les performances d’apprentissage, par exemple, diminuent à mesure que le nombre de journées d’école chaudes augmente.

Les animaux sauvages aussi touchés que les autres ?

Et il en va de même pour les autres animaux qui habitent notre Terre. Eh bien, pour presque tout le monde. Car, pour certains, les chercheurs observent une plus grande tolérance à la chaleur. A voir aussi : Comment Calculer la diagonale d’un carré. Parfois, même une augmentation de la température favorise la fonction cognitive, accélérant le rythme des processus biochimiques. Mais, en général, l’apprentissage, la mémoire et la prise de décision sont altérés lorsque la température dépasse la normale.

Ici, la femelle du pinson zèbre dont on parlait dans l’épisode précédent, pour nommer sa belle oreille, par exemple. Eh bien, imaginez que lorsque la température dépasse 41 ° C, Madame a du mal à reconnaître les invitations à épouser des messieurs de son espèce. Cela les confond avec les autres. Cependant, 41 ° C est une température très couramment ressentie lors des canicules notamment.

Chez les lézards, ces drôles de lézards aux pattes collantes, mais connus pour leur adaptabilité, les chercheurs ont noté des difficultés à apprendre la position d’un abri ou même à survivre chez des individus nés après une incubation à haute température. Cela suggère que les bouffées de chaleur qui se produisent pendant la reproduction peuvent avoir un impact sur les capacités cognitives de toute une génération.

Cependant, les chercheurs modèrent ces conclusions. Car la grande majorité de ses études sont aujourd’hui encore centrées sur les animaux en captivité, vivant dans des environnements contrôlés. L’espoir demeure donc que les animaux sauvages seront mieux à même de s’adapter au réchauffement climatique. Pour découvrir et ensuite prendre des décisions efficaces de gestion de la faune, il n’y a pas d’autre solution que de mener des études sur le terrain. Les animaux sauvages pourront-ils se montrer … pas si stupides?

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